“Champion” du Salon des Startups: Khadim Diokhané adoube le Meds

xadeem 30 juillet 2019 0 Comments

Khadim Diokhané, jeune webdesigner, a été sacré «champion» à la 2édition du Salon des Startup du Cercle des Jeunes entrepreneurs (Cje) du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds) organisée, le jeudi 11 juillet dernier au King Fahd Palace. Dans cet entretien accordé à Rewmi Quotidien, Diokhané, qui a participé au concours «Sunu-vidéo» à l’issue de laquelle il a été sacré, affiche ses ambitions. Non sans féliciter le Meds et son président Mbagnick Diop pour cette belle initiative qui, dit-il, «permet l’éclosion des jeunes entrepreneurs et la réalisation de leurs projets.»

Khadim Diokhané : «Moi et mon projet «Sénégal bio»

Khadim Diokhané, un jeune webdesigner et infographe, a pris part à la deuxième édition du Salon des Startup organisé par le Cercle des Jeunes entrepreneurs du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).  Fondateur de la start-up «Cadre-design », il s’est inscrit au concours appelé « Sunu-vidéo ». C’est à partir de ce concours qu’il a été retenu pour participer au «Battle des start-up», en marge de la deuxième édition du Salon des Startup du Cercle des jeunes entrepreneurs (Cje) du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds).

«Mon projet, qui a été validé s’appelle «Sénégal bio». C’est une plateforme qui regroupe un ensemble de produits bio et naturels du Sénégal. Le contexte choisi était à l’occasion du Salon international du bien-être », dit-il. «Et, mon projet actuel s’inscrit justement dans une logique de révolutionner le monde à travers la digitalisation de l’accès aux produits bio en prenant en compte la protection de l’environnement», explique-t-il.

Revenant sur les motivations de la création de ce start-up, le jeune webdesigner souligne qu’il a constaté qu’il y a beaucoup d’entreprises qui évoluent dans le secteur, mais il n’y a pas encore de plateforme qui regroupe tous les  acteurs de ce secteur pour donner plus de visibilité.

« C’est la raison pour laquelle j’ai créé ce start-up dont les objectifs sont de mettre en rapport les clients et les jeunes entrepreneurs qui développent leurs idées dans  ce domaine. Pour les produits-bio,  tout le monde aime les consommer du fait qu’ils  leur permettent d’être en bonne santé. C’est donc gagnant-gagnant et les internautes ont un accès facile sur la plateforme et les entreprises peuvent avoir de la visibilité », laisse-t-il entendre. Il soutient que son ambition est de créer une agence qui évolue dans le digital faisant des modèles graphiques et web.

« Il faut formaliser le secteur des Startup »

Pour Khadim Diokhané, les jeunes ont pris aujourd’hui conscience du développement des start-up. «Ils étaient venus en masse pour le Salon des jeunes entrepreneurs du Meds, ce qui veut qu’ils sont engagés pour l’essor des startup, mais ils doivent entreprendre pour le développement du pays», recommande-t-il. Ainsi,  invite-t-il les autorités à accompagner les jeunes en créant des fonds de participation et une structure pour sécuriser leur projet pour qu’il ne soit pas volé. «C’est pourquoi les jeunes ne veulent pas partager leur projet », dit-il. Avant d’exhorter l’état à mettre en place des mécanismes d’accompagnement et il en existe. Sur ce, il propose la mise en place d’une Agence de protection de la propriété intellectuelle pour sécuriser les projets. Le jeune entrepreneur, l’entreprise en bandoulière, estime que le secteur des startup n’est pas encore organisé au Sénégal et il faut les formaliser. Le secteur des startup se développe dans notre pays, mais de manière informelle. « Ceux qui y évoluent restent nombreux, mais ne se connaissent pas, ils ne se retrouvent que sur les réseaux sociaux », regrette-t-il. Il rembobine : «le manque de préparation, venir à l’entrepreneuriat pour les mauvaises raisons, le manque de vision et de discipline sont, entre autres, les grandes causes de l’échec des jeunes entrepreneurs.» « Vous savez, on n’est pas tous appelé à être des entrepreneurs et tous les entrepreneurs ne sont pas destinés à connaitre le succès. Conscients de cela, nous devons d’être prêts pour tous les sacrifices pour réaliser notre rêve entrepreneurial », conseille-t-il.

Mbagnick Diop, un mentor et une référence en matière d’entrepreneuriat

Sans surprise pour Diokhané, le président du Meds, Mbagnick Diop, est une référence, un modèle en matière d’entrepreneuriat. « Surtout parce que très tôt, il (Ndlr : Mbagnick Diop) a fait confiance au potentiel des jeunes et y a investi massivement son temps et son argent. Grâce à lui, l’entrepreneuriat est en plein essor et attire de plus en plus de jeunes, même si l’écosystème ne permet pas encore l’éclosion de grosses entreprises et de success stories entrepreneuriale», déclare-t-il.

Revenant sur la deuxième édition du Salon des Startup du Cjd du Meds,  Khadim Diokhané estime que c’est une très belle initiative qui a permis à beaucoup aux jeunes de faire éclore leurs talents. «Les jeunes innovent et créent  des startup mais ne disposent  pas de cadre d’expression.  Ce salon a été une tribune pour montrer leurs talents», se réjouit-il.

Et de renchérir : « Le président du Meds, Mbagnick Diop, nous a beaucoup soutenus et nous voulons que les autorités en fassent de même. Mbagnick Diop n’y a rien gagné, et mieux,  il nous a mis dans de bonnes  conditions bonnes». En guise de conclusion, Diokhané donne un conseil aux jeunes startuppers : « croyez en vous parce que personne ne le fera à votre place ! »

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